le growth hacking

La limite entre Growth hacking et Ethique est mince et pour être honnête, à chacun de mettre le curseur de celle-ci où bon lui semble. Quand pour certains ces deux mots sonnent comme une langue un peu trop étrangère alors que pour d’autres c’est l’hallali, le Growth hacking est surtout un sujet borderline qu’il faut savoir apprivoiser. Un sujet qui intercepte, dérange mais aussi passionne. Voyons de plus près comment l’utiliser à bon escient pour booster sa présence sur le web.

Quelle définition pour le Growth Hacking ?

Devenu rapidement à la mode par Sean Ellis courant 2010, l’expression de Growth hacking a vu le jour bien plus tôt. Longtemps mis en opposition au marketing « pur », ce terme désigne rapidement autant un état d’esprit qu’un ensemble de techniques et de savoir-faire qui ont pour but un objectif de croissance rapide. J’avance fortement la notion de mindset car les experts en GH sont formels : les outils ne vont pas sans l’état d’esprit et sans l’état d’esprit aucun outil ne sera optimisé comme il le faut.

On comprend mieux pourquoi l’éthique est un terme qui revient régulièrement quand on parle de Growth hacking, sujet déjà abordé en podcast avec Jean-Luc Monteagudo. La notion de non conventionnelle est forcément impliquée dans la méthodologie puisqu’il s’agit, avant tout, de booster la croissance d’un produit ou d’un service en utilisant des « hacks ». Hacks parfois à la limite de la légalité « googlelienne » car c’est une pratique encore fraîche principalement appliquée aux start-ups qui ont besoin d’émerger rapidement. En tout cas, c’était vrai au tout début de l’utilisation de ce terme mais, maintenant, cela touche absolument tous les acteurs du web qui doivent émerger le plus rapidement possible tout en faisant face à une concurrence toujours plus grande.

Le très connu Neil Patel a sa propre définition du terme : « Les growth hackers, en utilisant leur connaissance sur le produit et la distribution, trouvent des moyens ingénieux et technologiques axés sur la croissance, qui poussent parfois les limites de ce qui est attendu ou même conseillé ».

Le funnel AARRR : la matrice de base de Dave McClure

AARRR ou kézaco ? Oui, vous avez bien lu, la méthodologie de growth hacking pourrait se résumer à ces 5 lettres qui en disent long sur la manière de travailler des GH. Dans le web tout est question de funnel ou tunnel de conversion pour amener un internaute à devenir un client et même plus. En Growth hacking, c’est exactement la même chose !

L’acronyme AARRR parle de : Acquisition – Activation – Rétention – Referral – Revenue.

1/ L’Acquisition : comme pour tout business, la première étape consiste à attirer le client. Pour un Growth Hacker, il faut donc l’attirer sur le site web concerné et travailler ainsi son acquisition de trafic.

2/ L’Activation : Cette phase permet de transformer l’internaute en utilisateur. En des termes plus imagés, cela veut dire que le « poisson a mordu à l’hameçon ».

3/ La Rétention : les internautes deviennent actifs et utilisent régulièrement le site. C’est à ce moment précis que le growth hacker fait un travail de virtuose puisqu’il est assez malin pour proposer nouveautés et autres astuces en tout genre pour animer le site et garder l’internaute trop volatile.

4/ Le Referral pour recommandation : ici, les utilisateurs deviennent des ambassadeurs. Ils parlent et, par le partage, parviennent à convaincre leur cercle à eux. Le growth hacker rentre alors dans le 2e cercle, le plus puissant et opportuniste en termes de développement.

5/ Le Revenu : monétisation et génération de revenus sont équivalentes au nerf de la guerre puisque c’est la conclusion du funnel qui permet d’assurer la viabilité de l’entreprise.

Vous vous demandez sûrement pourquoi la phase de monétisation n’arrive qu’en dernier point ? Tout simplement, parce-que le growth hacker ne cherche pas à faire de l’argent à tout prix ou plutôt tout de suite. C’est certes la finalité mais ne peut intervenir avant que les quatre autres phases aient été bien travaillées. C’est particulièrement vrai pour la base utilisateurs qui se doit d’être d’une qualité irréprochable pour assurer une conversion au poil.

Quelles astuces pour booster un site web ?

Parmi les tips les plus récurrents des growth hackers, en tout cas les plus connus qui ne s’échangent sous le manteau, on peut noter :

L’A/B testing : une des techniques de Growth Hacking les plus efficaces et qui peut être utilisée à tous les niveaux du funnel et sur tous les supports.
 – Voir gros : Agissez comme si vous aviez une valorisation d’un milliard de dollars et à la hauteur de vos revendications de produits / services. C’est un vrai plus en temes de valorisation !
Créer de l’urgence : affichez l’instantanéité et la fin proche d’un événement majeur permet de développer automatiquement les taux de conversion.
Miser sur l’inbound marketing : de nombreux logiciels comme Infusion Soft, Hubspot ou Marketo apportent une vraie valeur ajoutée et aident à la conversion.
Exploiter la preuve sociale : un J’aime peut tout changer ! Commentaires, retours d’expériences, validations, avis de clients, tout est bon à prendre quand il s’agit de positif bien entendu.

Pour le reste des techniques qui sont souvent dévoilées sous le manteau, vous allez devoir parcourir les méandres du Net car la plupart du temps les techniques de growth hacking dévoilées sont déjà, très souvent, en fin de course. A vous de juger si cela est pertinent, possible et conforme à votre éthique.

Sans vouloir être le prochain Airbnb ou Dropbox de la décennie, ces pionniers du growth hacking ont ouvert la voie à une nouvelle mentalité en termes de croissance avec avant tout en ligne de mire : la rapidité du processus. Au final le growth hacking, ce n’est ni plus ni moins la recherche de moyens originaux et détournés pour accélérer la croissance et si possible en restant dans la légalité ! Une vraie révolution du marketing classique qui est en mouvance permanente.

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